Les associations culturelles en souffrance

Alors que l’arrêt est presque total pour un quart des associations, le sentiment d’abandon par les pouvoirs publics est massif et traduit d’abord un sentiment de non-reconnaissance qui transparait dans l’enquête-flash de la Cofac.

associations culturelles en souffranceUne défiance envers l’État
Dans cette enquête-flash (1) conduite par la Cofac au 1er trimestre 2021 (cf documents en téléchargement plus bas), ce qui frappe le plus c’est la défiance envers l’État et les Régions. En effet, plus de 80% des répondants déclarent se sentir abandonnés par les pouvoirs publics nationaux et régionaux. Ils ressentent une non-reconnaissance de l’implication citoyenne bénévole au quotidien, mais éprouvent également une difficulté d’accès aux mesures de soutien.
Les collectivités locales semblent moins touchées, puisque 45 % des responsables associatifs culturels se sentent soutenus par elles, même s’ils sont 55 % à juger les mesures d’accompagnement insuffisantes.

 
Une reprise très hypothétique
Au-delà de l’arrêt total de l’activité (c’est le cas pour 27 % des associations culturelles même si une petite moitié des bénévoles restent mobilisés), elles redoutent un redémarrage incertain qu’elles n’entrevoient pas avant l’automne. En effet, nombre d’entre elles redoutent une reprise qui n’en soit pas une. Elles craignent que de nombreux responsables ne finissent par « jeter l’éponge », et constatent que les adhérents ont parfois pris d’autres habitudes demandant moins d’investissement personnel. La perte d’adhésion, tout comme pour les activités sportives, est évaluée à 30 % en moyenne aujourd’hui.


Un secteur en quête de reconnaissance
Si les équipes professionnelles des lieux culturels ont pu conserver une part d’activité, même très restreinte, ce n’est pas le cas des pratiques en amateurs, des activités festives et événementielles. Il en va de même pour les structures d’enseignement artistique, qui, loin des grands équipements, sont gérées dans 85 % des cas par le secteur associatif. Elles emploient 300 000 personnes, dont 100 000 artistes. Si ces structures disparaissaient, ce sont aussi des entreprises économiques qui s’effondreraient également, bien que situées dans le champ non lucratif. Ces chiffres considérables justifient une large partie de la colère et du désespoir de leurs responsables.


Une interpellation du Gouvernement
Dans son communiqué de presse, la Cofac interpelle le Gouvernement : « Ces citoyens investis dans la vie de la Cité, leurs fédérations et leur coordination sont prêts à participer à l’élaboration de plans de reprise en toute sécurité avec le Gouvernement pourvu que l’on cesse de les prendre pour quantité négligeable ».


Pour aller plus loin, téléchargez :
• Le communiqué de presse de la Cofac
La synthèse de l’enquête
(1) Sondage en ligne adressé aux associations culturelles du 21 janvier au 8 février 2021 : 830 réponses reçues

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